Négationnisme climatique

de-ny-a-ny-mai-nov-2009-121.1261023701.jpgNEW YORK – Les copains de George W. Bush ont quitté le maquis. Ils arrivent à Copenhague pour essayer de se faire entendre et de faire entendre un autre son de cloche que celui de la bande d’Obama. Ils viennent porter la bonne parole, annoncer la bonne nouvelle : le réchauffement climatique est le fruit de l’imagination de scientifiques en mal de publicité. Et s’il existe, l’homme n’y est pas pour grand-chose ; et, au pire, il trouvera bien le moyen de s’adapter en temps utile. Pour l’instant, rien ne presse et de toute façon ça coûterait trop cher : le contribuable, qu’ils représentent, y mettra son veto.

On croyait qu’avec le départ de la Maison blanche de l’ancien président et son remplacement par un Obama sensible aux questions environnementales, on pensait donc que les négationnistes du changement climatique étaient rentrés dans leur coquille et faisaient profil bas. On se souvient que sous Bush, le gouvernement américain était allé jusqu’à censurer les études de l’Agence américaine de protection de l’environnement. On croyait que, depuis, les Républicains avaient fait amende honorable. Après tout, le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenneger, et le maire de New York, Mike Bloomberg, sont tous deux républicains et ils n’ont jamais nié la réalité du changement climatique. Face à l’inaction du gouvernement fédéral sous Bush, la Californie a même pris la tête de la lutte contre le réchauffement aux Etats-Unis.

La semaine dernière, à Washington, un groupe de députés républicains est sortie de la clandestinité en organisant une conférence de presse pour contester la vulgate climatique et annoncer qu’ils feraient le voyage de Copenhague. Mike Pence, représentant républicain de l’Indiana, président de l’American Energy Solutions Group, a lancé à l’intention du chef de la Maison blanche :  « Monsieur le président, ne faites pas de promesses à Copenhague que nous ne pouvons pas tenir« .

Son collègue James Sensenbrenner, républicain du Wisconsin, membre de la commission Energie, indépendance et réchauffement planétaire, a dit espérer qu’Obama « ne se discréditerait pas comme (l’ancien vice-président) Al Gore« . Celui-ci s’était engagé à Kyoto à ce que les Etats-Unis ratifient le Protocole limitant les émissions de gaz à effets de serre. De fait, le Congrès n’avait pas suivi.

Les Républicains sont convaincus que, pas plus cette fois qu’auparavant, le président ne parviendra à convaincre une majorité de députés et de sénateurs de ratifier un éventuel nouveau traité qui contraindrait les Américains à renoncer à l’American Way.

Comment ça pourrait se traduire, au fait, American way of life ? Exploitation sans restriction des ressources,  appétit de consommation sans limite, gaspillage effreiné de l’énergie ? Dans un monde limité par nature, il faudra bien pourtant que tout cela s’arrête un jour. Tôt ou tard. Les républicains ont décidé que ce serait le plus tard possible. Et de préférence plus tard que tard.

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