Indépendance du Québec : « Tranquillement pas vite »

PARIS – Il y a une expression québécoise qui j’aime bien et qui me va bien : « Tranquillement pas vite » quand on veut parler de quelque chose qui se fait petit à petit. L’équivalent de « lentement mais sûrement« . Ca pourrait aussi s’appliquer à la souveraineté du Québec, sauf que celle-ci aurait plutôt tendance à faire du surplace. L’ancien premier ministre québécois Lucien Bouchard vient de faire scandale dans le landerneau de la Belle-Province en disant tout haut ce que (presque) tout le monde sait mais que certains ne veulent pas voir, au Parti québécois notamment, formation qu’il a dirigée jadis.

Lucien Bouchard a déclaré la semaine dernière à Radio Canada : « Dans l’immédiat au Québec, on a autre chose à faire qu’attendre quelque chose qui ne vient pas vite ». Je sais, ça n’a l’air de rien vu de Paris mais ça a soulevé une véritable tempête dans le verre d’eau québécois. C’est tout juste s’il n’est pas accusé de haute trahison par les indépendantistes.

Lucien Bouchard estime que plutôt que poursuivre un rêve qui demeure chimérique pour le moment, le Parti québécois doit s’attaquer en priorité aux dossiers chauds s’il ne veut pas demeurer indéfiniment dans l’opposition : santé, éducation, finances publiques. Et être un peu plus ouverts aux immigrants… Le PQ a proposé un projet de loi sur l’identité québécoise l’automne dernier.

Un commentaire sur “Indépendance du Québec : « Tranquillement pas vite »

  1. [1] Lucien Bouchard a quitté sa fonction de premier ministre de la « province » de Québec en mars 2001 après avoir imposé le déficit zéro sous la menace d’une agence de notation de New-York (Standard’s and Poor’s), la même qui nous a vanté les mérites du PCAA et autres produits dérivés cuisinés par Goldman Sachs, Lehman Brothers, J.P. Morgan, IAG et autres sympathiques requins de la finance du même genre.

    [2] Trois (3) semaines plus tard, il se retrouve comme associé principal du plus gros bureau d’avocats juif anglophone du Canada, Davies Ward, Philipps Vineberg, bureau qui a « cuisiné » le PCAA non bancaire pour Coventree de Toronto, une petite firme qui en a vendu pour 32 milliards$ au Canada jusqu’à ce que ce marché s’écrase.

    [3] La Caisse de dépôt et placement du Québec, le plus gros fond de placement au Canada, avec à sa tête Henri-Paul Rousseau, un ami personnel de Lucien Bouchard, en a acheté, à elle seule, pour 13Milliards$, argent perdu dans le cadre d’une perte encore plus grande de 40milliards$ pour 2008, du jamais vu.

    [4] Henri-Paul Rousseau, nommé par le gouvernement du Parti québécois en 2002 a démissionné en 2008 et il s’est retrouvé chez Power Corporation du milliardaire canadien Paul Desmarais, le pire ennemi de l’indépendance du Québec et ami de Nicolas Sarkozy, qui lui a remis récemment la plus haute distinction de la République française pour services rendus à………..Nicolas Sarkozy.

    [5] Lucien Bouchard, maintenant bien intégré dans le système de l’argent-dette est évidemment reçu au domaine de Sagard, l’immense château de Paul Desmarais, comme l’est Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas pour rien que ce dernier a rompu l’an dernier le pacte franco-québécois de non-ingérence et non indifférence et de traiter les indépendantises québécois de sectaires, ceci expliquant cela.

    [6] Le message fédéraliste, diffusé par les grands médias traditionnels de masse contrôlés par Power Corporation et Radio-Canada (le gouvernement fédéral) est clair : occupez-vous des finances publiques et mettez vos rêves d’indépendance de côté.

    [7] Ce que Lucien Bouchard et ses alliés ne disent pas c’est que le Québec est un État-Nation annexé par le Canada et transformé en semi-État provincial cul-de-jatte avec un budget de semi-État provincial cul-de-jatte qui empêche la nation québécoise d’utiliser tous les leviers d’un État souverain et indépendant pour assurer une cohésion nationale susceptible de faire face à la crise économique actuelle. Bref de faire comme les pays scandinaves ont fait dans les années 1990, soit transformer leur social-démocratie en social-économie.

    [8] Le discours de Lucien Bouchard est défaitiste. Il est réducteur et il sert les intérêts de puissants réseaux fédéralistes qui sont hostiles à notre indépendance nationale. C’est un discours à courte vue qui divise la nation québécoise au lieu de l’unir devant « l’envahisseur » canadien.

    [9] Lucien Bouchard a fait une grande erreur et on sait pourquoi. Il a pris le parti du monde de l’argent-dette et il est très bien payé pour le faire tout en étant bien recompensé par Paul Desmarais. Paul Desmarais, Lucien Bouchard et Nicolas Sarkozy, même combat!

    Pierre Cloutier ll.m
    avocat
    Lawrenceville (Québec)

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