Le gros corbeau, la petite mésange et les jolis petits canards

PARIS – La scène n’a duré que quelques secondes, un instant plus tard, je l’aurais manquée. En ce début de soirée, je (me) promenais (avec) mon chien au parc des Buttes-Chaumont, lorsque je vois une petite mésange au pied d’un arbre à laquelle une autre plus grande donne la becquée. Celle-ci s’envole et tombe alors du ciel une grosse corneille qui saisit la toute petite mésange dans son gros bec et s’envole un peu plus loin avec sa proie. Elle lâche le petit oiseau vert dans l’herbe, pose une patte dessus et entreprend manifestement de lui régler son compte à coups de bec. Comme je m’approche, le gros oiseau noir reprend l’air avec la petite mésange dans le bec que j’entends piailler. Ils disparaissent.

Quelques jours auparavant, le couple de canards qui a élu domicile dans le jardin japonais de l’Unesco, à Paris, s’était retrouvé parents d’une famille nombreuse, des canetons très mignons, très vifs, tellement vifs qu’on aurait dit qu’ils étaient mécaniques. Il était amusant de les regarder suivre partout leur mère en caquetant. Un ou deux jours plus tard, ils avaient disparu. Selon mes collègues, il était arrivé la même chose l’an dernier. Qui sont les coupables ? Seuls leurs parents demeurés en tête à tête dans le bassin, doivent le savoir. Il se passe manifestement des choses terribles dans les parcs et autres jardins « zen » de la capitale, des jungles qui ne disent pas leur nom.

2 commentaires sur “Le gros corbeau, la petite mésange et les jolis petits canards

  1. Il est vrai qu’à Villeneuve-lez-Avignon, les oiseaux sont moins à l’étroit : les rapaces de l’île de la Barthelasse rôdent au-dessus du Val de Bénédiction tandis que les choucas de la Tour Philippe-le-Bel ramassent les quelques déchets qu’il m’arrive de jeter sur le toit en face de mon appartement.

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  2. Cette histoire de mésange et de canard, qui vient voisiner avec les massacres kirghizes et les automobilistes qui pètent les plombs, me rappelle une très brève nouvelle de Buzzatti sur un véritable massacre nocturne dans un simple jardin : insecte dévoré par un autre, lui-même englouti par une grenouille vite attrapée par une chouette… A lire dans le recueil du « K ». Le titre en est « Douce nuit »… et ça n’a rien d’un chant de Noël.
    Rémi D.

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