PARIS – C’est un monstre invisible. Un dragon, un minotaure des temps modernes que l’homme a en partie créé en croyant harnacher et domestiquer les forces tapies au coeur de la matière. Sa puissance n’est rien de moins qu’apocalyptique. A Fukushima, ce Frankenstein brise un à un les barreaux de sa cage. Si on ne l’arrête pas, il peut rendre invivable pour des siècles, des millénaires peut-être, une région entière, un pays, tuer ses habitants, faire fuir ceux qui auront la chance de survivre – mais est-ce une chance ?
Ce minotaure invisible s’insinue par tout le dédale des failles ouvertes par le séisme et le ras de marée du mois dernier. Il contamine tout sur son passage et tue qui prétendrait l’arrêter. Je crains que le Thésée qui serait capable de lui barrer la route, capable de lui faire regagner son labyrinthe, ne soit pas de ce monde.
Mais qui donc demeure via Giansetto ?
Ancien instituteur devenu journaliste, Bernard Grégoire Giansetto a couvert l’actualité internationale, les sciences et l’environnement depuis 1979. Au Québec, comme journaliste indépendant, puis en France, il a aussi travaillé à l’agence France Presse ainsi que pour l'ancien service en langue française de l’agence américaine Associated Press (AP). Il a effectué par la suite des missions pour le service d’information des Nations unies, couvrant essentiellement les sessions du Conseil des droits de l’homme et des organes conventionnels de l'ONU à Genève, ainsi que les travaux de l’Assemblée générale à New York, y compris les débats du Conseil de sécurité.
Français par sa culture et… une grand-mère picarde, mais aussi arménien et italien par ses autres ancêtres, il est québécois de cœur.
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Un commentaire sur “Le minotaure de Fukushima”
On entend plus parler de la centrale, comme si tout s’était terminé en bien.
On entend plus parler de la centrale, comme si tout s’était terminé en bien.
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