La radio, média de l’invisible

PARIS – « Une des raisons pour lesquelles tant de gens, dont je suis, aiment la radio – mais je ne l’ai su que très longtemps après avoir commencé à l’aimer – est liée à l’absence d’images, à l’invisibilité de ceux et celles qui s’y expriment, comme à l’invisibilité des innombrables lieux où elle nous entraîne. Une invisibilité qui nous permet de nous identifier imaginairement à ceux qui parlent et qui, sans que nous ayons à quitter notre chambre, nous fait voyager sur la Terre, sur les mers, dans toutes les couches de la société, dans toutes les sphères de la pensée et de l’activité humaine.

« Mais la radio, c’est aussi notre mémoire collective : des voix qui nous sont familières, des jingles, des chansons que nous connaissons par cœur, des moments de pure insouciance, des ‘tranches horaires’ qui rythment notre quotidien en le ritualisant. Parfois encore, c’est juste une toile de fond que nous n’écoutons pas, une présence amie, rassurante, pendant que nous faisons autre chose« .

Nicolas Philibert, à propos de son documentaire « La maison de la radio« .

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