Economie de casino

cristina_fernandez_de_kirchner.1222895986.jpgNATIONS UNIES – L’Assemblée générale des Nations unies vient d’achever son débat général annuel. On y a parlé crises : alimentaire, écologique, du développement, du climat et… crise financière bien sûr. Nombre de chefs d’Etat ont montré du doigt Wall Street et le donneur de leçon étatsunien qui, lui, a préféré regarder ailleurs et parler… terrorisme, une valeur sûre au moins celle-là. Mais impossible de noyer le poisson : Wall Street n’est vraiment pas loin, elle vacille sur ses bases et, cette fois, les kamikazes qui ont miné ces splendides édifices de verre et d’acier étaient à l’intérieur où ils tiraient les ficelles de la finance en s’en mettant plein les poches, dépensant sans compter l’argent des autres, bien sûr, brassant des capitaux virtuels, aujourd’hui évaporés, envolés.

Du haut de la tribune de l’Onu, Mme Cristina Fernández de Kirchner, la très présentable présidente de l’Argentine – voir photo ci-dessus prise le soir de son élection il y a un an – a attribué cette crise à « une économie de casino« . Prodiguant une élémentaire leçon de bon sens économique, elle a rappelé que l’argent ne produisait pas d’argent sans passer par le circuit de la production ou du travail.

Mme Kirchner a souligné le paradoxe de la crise financière actuelle, en la comparant aux recommandations données aux pays latino-américains dans les années 90, au nom du « Consensus de Washington », une sorte de consensus avec soi-même.  Les règles exigeaient alors que le marché devait se réguler tout seul, que l’interventionnisme n’était pas nécessaire, a-t-elle rappelé.  Or, l’intervention étatique la plus formidable « dont nous ayons le souvenir » vient de se produire, précisément là d’où venaient les directives de ne pas agir ainsi. Faites ce que je dis…

Un commentaire sur “Economie de casino

  1. C’est trop facile de critiquer la folie des Etats-Unis par les temps qui courent. Ceux-là mêmes qui se moquent aujourd’hui de son économie-casino ont tous ou presque joué le jeu ! C’est pourquoi on a vu tous ces chefs d’Etats lancer un appel urgent au Congrès américain pour agir vite… Aussi pour calmer le jeu de leurs bourses.
    Aïcha (à Khartoum)

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