GEX/GENEVE – Le Jura était magnifique à l’aube, paré des couleurs de l’automne, blanchi de ses premiers flocons et enveloppé d’une écume de nuages. De magnifiques arcs en ciel éclosaient entre éclaircies rayonnantes et averses bruineuses. Un biche et son faon broutaient dans le pré en dessous du chalet où je loge, à Gex, sur les flancs du Jura.
Un peu plus tard, je m’apprêtais à m’engager sur un passage piétons, dans le centre de Genève, lorsque je remarquai, tout de noir vêtue, l’automobiliste arrêtée devant moi au feu rouge. Intégralement celée aux regards extérieurs, j’eusse aimer la croire nue sous sa burqa. Si j’ai pris en photo la voiture pilotée par ce fantôme, je ne la publierai toutefois pas ici, par respect pour son droit à l’image et à… l’anonymat. On risquerait en effet de la reconnaître. A sa plaque d’immatriculation.
Mais qui donc demeure via Giansetto ?
Ancien instituteur devenu journaliste, Bernard Grégoire Giansetto a couvert l’actualité internationale, les sciences et l’environnement depuis 1979. Au Québec, comme journaliste indépendant, puis en France, il a aussi travaillé à l’agence France Presse ainsi que pour l'ancien service en langue française de l’agence américaine Associated Press (AP). Il a effectué par la suite des missions pour le service d’information des Nations unies, couvrant essentiellement les sessions du Conseil des droits de l’homme et des organes conventionnels de l'ONU à Genève, ainsi que les travaux de l’Assemblée générale à New York, y compris les débats du Conseil de sécurité.
Français par sa culture et… une grand-mère picarde, mais aussi arménien et italien par ses autres ancêtres, il est québécois de cœur.
Voir tous les articles par Bernard Grégoire