« Todos somos Chávez » (nous sommes tous Chávez)

GENEVE – Ça vous a un arrière-goût légèrement stalinien, léger mais bien présent : Grâce au président Chávez, le Venezuela dispose d’un système démocratique qui a converti l’être humain en sujet fondamental de l’action politique réformatrice, pour l’édification d’une société d’égaux, au travers de la participation politique. Si tous les Vénézuéliens savent que leur président est Hugo Chávez, ils sont pleinement conscients du fait que le pouvoir dans leur pays se situe, comme jamais auparavant et de manière irréversible, au sein du peuple qui dispose d’outils concrets pour l’exercer. Cet état de fait explique le slogan que l’on peut entendre ces jours-ci dans les rues de Caracas, à savoir que « nous sommes tous Chávez », parce qu’avec lui, « nous avons tous le pouvoir ».

Ainsi parlait le 27 février, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, M. Temir Porras Ponceleón, « vice-ministre du pouvoir populaire pour les affaires étrangères » du Venezuela. C’était une semaine tout juste avant le décès du chef de l’Etat vénézuélien, ce 5 mars. Ce panégyrique avait un avant-goût d’éloge funèbre, M. Ponceleón l’ayant prononcé de manière très retenue et sans ce ton nettement plus exalté qu’il avait adopté deux ans plus tôt dans cette même enceinte onusienne. Il savait manifestement que l’issue fatale était proche.

Ce discours de pure propagande, un rien hors sujet au Conseil des droits de l’homme, annonce aussi la poursuite du culte de la personnalité en l’honneur du futur disparu. C’est ce culte que son parti (socialiste) va manifestement tenter de perpétuer , sans doute dans l’espoir de se perpétuer au pouvoir.

2 commentaires sur “« Todos somos Chávez » (nous sommes tous Chávez)

  1. Pauvre merde: regarde la révolution qui a créé la république française. Interroge-toi sur Robespierre. Je ne pense pas que tu puisses comprendre ce que c’est que la volonte d’un peuple qui s’incarne dans un homme. Tu censureras sans doute ce commentaire. Mais au moins lis-le, moins que rien bourgeois… L’histoire t’enterrera.

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    1. Je ne censure rien, pour ma part, même si je pourrais être fondé à le faire. Car si, en tant que lecteur, vous avez tout à fait le droit d’exprimer votre désaccord, il serait correct de le faire par des arguments sensés plutôt que par des insultes.

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