Frêle fétu balloté par les turbulences

venise-capodanno-2009-114.1262830416.jpgENTRE NEW YORK ET PARIS – On se sent bien fragile dans cette bulle de confort ailée qui nous emporte d’un bord à l’autre de l’Atlantique. Bulle minuscule, point lumineux perdu dans l’immensité, à 10.000 mètres au-dessus de l’océan, on y sert des plats chauds et des boissons fraîches comme si c’était tout naturel. « Vous prendrez un digestif avec votre café ? »

Le commandant de bord nous demande de rattacher notre ceinture car il semble que l’harmonie soit inconnue à l’extérieur, quelque part entre Terre-Neuve et le sud du Groenland et qu’il fait -50 degrés. Dérisoire ceinture si les éléments devaient se déchaîner contre notre gros oiseau sans plumes. Et pourtant, balloté par la bourrasque, il monte, il descend, il plie mais ne rompt pas.

Les écrans diffusent toujours des images improbables d’histoires imaginaires. Oh ! Combien de marins, combien de capitaines, Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines… pêcher la morue des grands bancs de Terre-Neuve, ballotés par les vents, par les vagues, menacés par les icebergs ? Dans ce morne horizon se sont évanouis… Nous survolons leur mémoire, leurs vaisseaux fantômes perdus à jamais dans les abysses. L’épave du Titanic-le-titanesque est aussi là, 15.000 mètres plus bas.

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