Ariane Ascaride : « Les femmes sont plus fortes que vous »

Face au lacPARIS – La lâcheté des hommes est légendaire et j’ai le sentiment que, bien souvent, les femmes sont plus courageuses que leurs compagnons. Les mâles ont certes la force physique, ils font la guerre depuis des millénaires, mais cette « supériorité » ne suffit paradoxalement pas nécessairement à affronter les situations délicates, voire conflictuelles de la vie courante. Dans le prochain film de Robert Guédiguian, « Les neiges du Kilimandjaro« , qui sort cette semaine, l’actrice Ariane Ascaride a la réplique suivante face à son partenaire à l’écran, Jean-Pierre Darroussin : « Tu es comme tous les hommes, tu es faible« .

Explication d’une Ariane  Ascaride à l’unisson avec son rôle : « C’est vrai. Je pense que les hommes sont faibles, je veux dire fragiles. Votre éducation est très difficile« , disait-elle au journaliste de France-Inter qui l’interrogeait la semaine dernière (*). « On vous apprend à devoir tout le temps être les plus forts. On vous apprend à ne pas pleurer, à tout prendre en charge, ce qui doit être absolument terrifiant. Et on vous apprend aussi, pour beaucoup d’entre vous, à considérer les femmes comme des êtres faibles, poursuivait-elle. Or, c’est le contraire, je pense que les femmes sont plus fortes que vous. Elles ne l’ont pas décidé, c’est un fait, c’est une constatation. Vous n’y pouvez rien et nous n’y pouvons rien. »

(*) Entendu le 4 novembre dans l’émission Le grand entretien animé par François Busnel

L’Eternel (narcissisme) féminin, selon Penélope Cruz

Trésor du Vésuve

QUELQUE PART DANS LE CIEL ENTRE NAPLES ET PARIS – Les femmes cherchent-elles à se faire belles pour plaire, pour séduire, ou simplement pour se sentir bien dans leur peau ? Sont-elles des astres désireux de resplendir afin d’illuminer et de réchauffer l’univers qui les entoure, comme le soleil éclaire les planètes ? Faire tourner les têtes, suffit-il à les rasséréner ?

Il semble que oui, si j’en crois l’actrice espagnole Penélope Cruz. A la question « quel sens donnez-vous à la beauté d’une femme ?« , posée par Air France Magazine de ce mois-ci, elle répond : « Tout sauf des codes conventionnels liés à l’esthétique. Pour moi, une femme est ou devient belle lorsqu’elle se sent belle, par ce qu’elle dégage de sa personne.

« Enfant, assise dans un coin du salon de coiffure de ma mère, j’observais les comportements des femmes qui venaient et comment elles se regardaient différemment dans le miroir en entrant et en sortant. La métamorphose du regard qu’elles posaient sur elles-mêmes était incroyable, poursuit la belle Penélope. Je pense que la beauté vient d’un sentiment intérieur profond de bien-être et d’harmonie. Toutes les femmes peuvent être belles dans l’amour qu’elles ressentent pour elles-mêmes.« 

Retour vers le futur (« Les USA contre John Lennon »)

affiche-du-film.1209931869.jpgPARIS – Le documentaire « Les USA contre John Lennon« , que j’avais vu à sa sortie en septembre 2006 à New York, vient seulement de sortir en France. J’avais alors commis une petite chronique envoyée par courriel à quelques amis – je n’habitais pas encore 1 via Giansetto. La voici ramenée à l’essentiel.

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NEW YORK (24 septembre 2006) – Je plonge dans une salle obscure pour un retour dans le passé, celui de la fin des années soixante, la fin de mon enfance : les Beatles, la guerre du Vietnam, le scandale du Watergate et la démission de Richard Nixon. Il s’agit d’un documentaire qui vient de sortir et qui est intitulé « The U.S. versus John Lennon », réalisé par David Leaf et John Scheinfeld, spécialistes des biographies d’artistes.

On y redécouvre un Lennon, perpétuellement escorté de Yoko Ono, son âme sœur (certains diront son âme damnée), tous deux fervents militants de la paix et de la non-violence. On réentend les chansons engagées, un peu oubliées, d’un Lennon porte-parole de la contestation, devenu pour cela la bête noire de la Maison Blanche. Nixon essaye vainement de les faire expulser des Etats-Unis. L’ex-Beatles a du répondant et pas mal d’humour, ce qui n’est pas vraiment le cas du camp d’en face. Un des témoins interviewés, un historien, dit à un moment quelque chose comme : « Lennon c’était la vie et Nixon la mort, tout comme M. Bush aujourd’hui ». Des spectateurs ont applaudi à cette comparaison, la seule allusion à la situation actuelle dans le film. 

Aujourd’hui, la Maison Blanche n’est pas contestée par des artistes du calibre de John Lennon, et elle est encore moins assiégée par des centaines de milliers de manifestants. Néanmoins, dans les vitrines des librairies, on ne compte plus les livres consacrés au fiasco irakien. Mais c’est sans doute beaucoup moins inquiétant pour l’actuel président.