L’Eternel (narcissisme) féminin, selon Penélope Cruz

Trésor du Vésuve

QUELQUE PART DANS LE CIEL ENTRE NAPLES ET PARIS – Les femmes cherchent-elles à se faire belles pour plaire, pour séduire, ou simplement pour se sentir bien dans leur peau ? Sont-elles des astres désireux de resplendir afin d’illuminer et de réchauffer l’univers qui les entoure, comme le soleil éclaire les planètes ? Faire tourner les têtes, suffit-il à les rasséréner ?

Il semble que oui, si j’en crois l’actrice espagnole Penélope Cruz. A la question « quel sens donnez-vous à la beauté d’une femme ?« , posée par Air France Magazine de ce mois-ci, elle répond : « Tout sauf des codes conventionnels liés à l’esthétique. Pour moi, une femme est ou devient belle lorsqu’elle se sent belle, par ce qu’elle dégage de sa personne.

« Enfant, assise dans un coin du salon de coiffure de ma mère, j’observais les comportements des femmes qui venaient et comment elles se regardaient différemment dans le miroir en entrant et en sortant. La métamorphose du regard qu’elles posaient sur elles-mêmes était incroyable, poursuit la belle Penélope. Je pense que la beauté vient d’un sentiment intérieur profond de bien-être et d’harmonie. Toutes les femmes peuvent être belles dans l’amour qu’elles ressentent pour elles-mêmes.« 

Incertitude des temps

PARIS – Les temps sont incertains. Sans doute l’ont-ils toujours été et il est plus aisé de disserter sur l’Histoire une fois qu’elle a eu lieu.

« Nous dansons sur un volcan« , disait une amie en cette soirée du 31 décembre. Une autre m’écrit : « Tant de gens d’expérience autour de moi sont aussi désorientés et perplexes (mais pour d’autres raisons) que la relève de la nouvelle génération. » Nous avançons, à tâtons, les yeux bandés et en terrain mouvant.

« On avance, on avance, on avance / C’est une évidence : / On n’a pas assez d’essence / Pour faire la route dans l’autre sens / (Alors) On avance« … (Alain Souchon)

Bonne année quand même, lecteurs et lectrices fidèles ou de hasard.

Indignité nationale

PARIS – « Lorsque j’arrive à rechercher dans les différents temps, dans les différentes époques, chez les différents peuples, quelle a été la cause efficace qui a amené la ruine des classes qui gouvernaient, je vois bien tel événement, tel homme, telle cause accidentelle ou superficielle, mais croyez que la cause réelle, la cause efficace qui fait perdre aux hommes le pouvoir, c’est qu’ils sont devenus indignes de le porter« .

Alexis de Tocqueville (discours à la Chambre des députés, 29 janvier 1848)

(V) Anticommunisme primaire : communistes complètement à l’Ouest

PARIS – « Je sais d’expérience qu’aucun argument, aucun témoignage ne saurait convaincre un homme qui se considère comme communiste. Seule la réalité soviétique elle-même peut lui faire changer d’avis. J’ai compris également que le communisme, ce n’est pas une somme de convictions que l’on s’est mise dans la tête. Le ‘communisme imaginaire‘ dans le cadre d’un régime démocratique n’est qu’un ensemble d’opinions ou une position politique qui ne fait de mal à personne. Sur cent personnes qui professent le communisme à Paris ou à Rome sans avoir la moindre idée de ce qu’il est en réalité, quatre-vingt-dix-neuf l’auraient renié si elles avaient eu l’occasion d’en sentir les effets sur leur propre peau. Il ne resterait parmi ses adeptes que des bouchers, des hommes pour qui la violence est non seulement un moyen d’action, mais aussi le fondement de la société« .

(Julius Margolin, « Voyage au pays des Ze-Ka », Ed. Le Bruit du temps 2010)

« Le premier jour du reste de ta vie… »

PARIS – « Hoje é o primeiro dia do resto da tua vida… », aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie. C’est une chanson de Sérgio Godinho, chanteur portugais. C’est vrai pour nous tous, on l’oublie trop souvent. Si on y pense le matin, la vie est plus belle, non ?

Aninhas

 

J’ai relevé ce commentaire d’une lectrice du site de feu MDA. Reste maintenant à découvrir cette chanson de Sérgio Godinho.

 

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« Que j’occupe peu de place dans cet abîme immense du temps ! »

PARIS – « Qu’est-ce donc que ma substance, ô grand Dieu ? J’entre dans la vie pour en sortir bientôt ; je viens me montrer comme les autres ; après, il faudra disparaître. Tout nous appelle à la mort : la nature, presque envieuse du bien qu’elle nous a fait, nous déclare souvent et nous fait signifier qu’elle ne peut pas nous laisser longtemps ce peu de matière qu’elle nous prête, qui ne doit pas demeurer dans les mêmes mains, et qui doit être éternellement dans le commerce : elle en a besoin pour d’autres formes, elle la redemande pour d’autres ouvrages.

« Cette recrue continuelle du genre humain, je veux dire les enfants qui naissent, à mesure qu’ils croissent et qu’ils s’avancent, semblent nous pousser de l’épaule, et nous dire : retirez-vous, c’est maintenant notre tour. Ainsi, comme nous en voyons passer d’autres devant nous, d’autres nous verront passer, qui doivent à leurs successeurs le même spectacle.

« O Dieu ! Encore une fois, qu’est-ce que de nous ? Si je jette la vue devant moi, quel espace infini où je ne suis pas ! Si je la retourne en arrière, quelle suite effroyable où je ne suis plus ! Et que j’occupe peu de place dans cet abîme immense du temps ! Je ne suis rien: un si petit intervalle n’est pas capable de me distinguer du néant; on ne m’a envoyé que pour faire nombre; encore n’avait-on que faire de moi, et la pièce n’en aurait pas été moins jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre.« 

Bossuet