NATIONS UNIES – Ces jours-ci, se tient à l’ONU une exposition de photographies intitulée « Les Palestiniens, 60 ans de lutte et d’espoir« . Les clichés sont l’oeuvre d’une Française, Anne Paq (www.annepaq.com), ainsi que d’un collectif de photographes palestiniens de Béthléem (www.imagesforlifeonline.com). On y voit en particulier cette haute muraille érigée par Israël pour se protéger des terroristes, un mur plus haut que celui de Berlin. Qui aurait cru qu’après avoir réussi à abattre le bien nommé « mur de la honte », les Occidentaux ou leurs alliés en érigeraient d’autres à leur tour ? En Israël-Palestine, à la frontière américano-mexicaine, autour des enclaves espagnoles du Maroc, qui aurait cru que la honte passerait elle aussi à l’Ouest ?
Lors du vernissage, la semaine dernière, en marge de la « Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien », célébrée chaque 29 novembre par l’ONU, Anne Paq me disait sa conviction que ce mur-là tomberait lui aussi. Sans doute, mais de notre vivant, je ne serais pas prêt à le parier. Les murailles de Chine et autres lignes Maginot ont toujours fini par être contournées à défaut d’être prises d’assaut. C’est curieux comme les hommes ne semblent pas tirer de leçons de l’Histoire. C’est sans doute parce que c’est toujours celle des autres.